29 nov., 2017

Le Choucas

Posté Par: Adrien BD Feel Dans: Les avis Commentaire: 0 Nb de vue(s): 19

Un nouveau détective prend son envol

Le Choucas

 Page Le Choucas

En voila un beau pseudo ! Et bien trouvé en plus. Le choucas (c'est un oiseau au fait) est de la même famille que le corbeau (Corvidae) mais en plus alpestre. Son vrai nom : le chocard à bec jaune. Avec sa chemise jaune (de chez Fringakian) et son costard noir (celui utilisé pour l‘enterrement de sa mère), le Choucas avait tout du choucas. Mais son vrai nom à lui on ne le connait pas… 

Devenu détective privé un peu par hasard pour sauver une pauvre vieille dame, le Choucas s’embarque (comme à chaque fois après cette première affaire) dans des situations qu’il a beaucoup de mal à contrôler. Rien ne se passe jamais comme prévu. Jouant au dur dès que possible et citant à gogo des extraits de polars de la série noire, il n‘en reste pas moins un sacré loser. Il a en plus tendance à mélanger ou perdre les messages et paquets qu’on lui confie ou qu’il doit récupérer. Un parfait mélange entre deux détectives bien connus : Jack Palmer de Pétillon, toujours à côté de la plaque, et San Antonio de Frédéric Dard, le super flic à grande (et belle) gueule. Plutôt flippé dès qu’il se retrouve dans une situation un peu délicate, c’est à chaque fois l’appel du chèque final qui le pousse à continuer ses enquêtes. De Paris, à la jungle amazonienne en passant par Thouzet-le-Haut (j’ai vérifié ça n’existe pas), le Choucas voit du pays. Il a l’air d’aimer voyager et surtout faire des rencontres... D’autant plus quand il s’agit de femmes à son goût (c’est son côté San Antonio ça). Mais avec sa gouaille de titi parisien, le choucas tire bien son épingle du jeu et les situations finissent toujours par tourner en sa faveur (même si des fois c’est quelque peu tiré par les cheveux…)

Lax doit bien rigoler en faisant ces albums. Son détective est vraiment un (chou)cas, qu’il s’amuse à placer dans des situations toujours plus rocambolesques et absurdes. Les dialogues sont incrustés de calembours plus ou moins douteux (mais vraiment tdrôle). Les personnages ont des gueules pas possibles. On est parfois à la limite de la caricature, ce qui rajoute au côté humoristique et absurde des histoires. Lax ne fait pas dans la dentelle, des scénarios totalement improbables, des personnages haut en couleurs, tout est totalement loufoque. Mais cela reste du polar noir, avec des flingues, des meurtres, des séquestrations. Des ambiances lourdes et tendues. Mais malgré tout on ne peut s’empêcher de se marrer. Une bon mot du Choucas et nous voila de retour dans la dérision.
Du polar noir, mais sacrément jubilatoire ! 

Je le veux !

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